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 Jean-Sébastien Bach : La danse du génie

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andrecharlier
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Nombre de messages : 1
Date d'inscription : 11/05/2014

MessageSujet: Jean-Sébastien Bach : La danse du génie   Dim 11 Mai - 13:47

La danse du génie

Les trois partita pour violon seul de Jean-Sébastien Bach.


Ce n’est pas un sacrilège de se confondre avec l’auteur, c’est au contraire une illusion féconde qui permet de s’identifier au magicien dont on est l’humble serviteur. Ainsi s’exprimait un grand interprète de Jean-Sébastien Bach. Et quelques lignes plus loin, il disait : Pour l’interprétation de celui-ci, personne ne m’a guidé, j’ai avancé à tâtons dans les ténèbres.
Ce monsieur à donné un enregistrement des partitas et sonates ; si les sonates sont fort belles, sans doute la contrainte imposée par cette forme fait que ces œuvres construites savamment ne procure pas le même enthousiasme que les partita.
Celles-ci sont sans conteste des constructions ardues qui ne réjouissent les oreilles qu’après avoir conquis l’esprit. Pour bien les connaître et les apprécier comme elles le méritent il n’est pas inutile de s’enthousiasmer d’abord pour les sonates, elles sont un tremplin qui permet de conquérir avec bonheur le génie en liberté qui dans les partiras se voit comme un des sommets les plus élevés qu’ait conçu le génie des hommes. Polyphonie transcendante sur des sujets transcendés !
Lorsque Bach écrivit ses œuvres à Cöthen il jouissait d’un équilibre particulièrement miraculeux et lorsque son génie invulnérable accoucha de ses pages de violon, nul à l’époque ne pouvait se douter que ses œuvres étaient un sommet que nul ne dépasserait ;
Peu de ceux que le hasard amènera à lire ses lignes me croiront pour les avoir entendues un jour ou l’autre. Pourquoi ? Simplement pare que les meilleurs interprètes violoniste de métier sont écrasés par la puissance d’un génie dont la grandeur incommensurable demande à l’exécutant beaucoup plus que d’être violoniste. Combien et des meilleurs d’hier et d’aujourd’hui s’y sont cassé des dents ! Les plus grands s’en tirent avec difficulté et malgré les efforts de leur sincérité, ne sont pas très convaincant. Pourquoi ces partita sont elles quasi inabordables ? Simplement parce qu’elles sont transcendantes à un point inimaginable. Pour bien les jouer il ne faut pas être un virtuose mais un musicien, un poète, un penseur, un philosophe, un érudit, un sculpteur, un homme au sens le plus complet du mot et de plus, étant cela, il faut avoir la modestie des plus grands esprits de ce monde. Pour cela, il faut avoir vécu de grands moments pour vous permettre de lire ce message qui dans son langage désincarné est parmi les rares sommets créé par l’homme au cours des millénaires.
Je n’en connais qu’un à qui il fut donné en cadeau la puissance et l’autorité de langage tel que sa dialectique soit digne d’être prise en considération. Les mots de son violon sont d’une telle élévation et son discours atteint une telle vérité dans l’accent que l’on est en droit de dire que lui seul à ce jour s’identifie avec la pensée de Jean-Sébastien Bach : Il en a l’intensité dans l’altitude ou le discours s’élève dans les cieux : cet homme est Georges Enesco. Si il fut compositeur, violoniste et pianiste il ne fut pas que cela et l’audition de ses interprétations vous prouverait que nul ne l’a jamais approché dans la compréhension de ces œuvres.
Je ne suis pas venu tout de suite vers cette version qui me bousculait, j’étais habitué à des interprétations plus conventionnelles. Certes profondément pensées mais très respectueuses de la tradition qui veut que Bach ne sorte pas du genre qui lui ait assigné. Toutes bonnes interprétations doit respecter le sens commun qui vaut que la musique soit un plaisir de l’esprit qui ne blesse pas l’auditeur, hors Enesco se moque de ces préjugés : il cherche la vérité, hors Bach ici fait craqué tous les schémas en les transcendant avec une âpreté qui ne connait aucune limite ; son génie euphotique à pris la clé des champs et il balaye le langage traditionnelle faisant  fi de tout préjugé ! Il pousse la forme et le fond dans leurs limites ultime. Enesco le suit aux confins du possible et il est bien évident que toute référence au gout personnel s’efface devant sa toute-puissance. Sujet à discussion ? Evidemment ! Mais l’authenticité à un visage dont le regard vous marque : il est indélébile.

André Charlier.
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